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Réalisateur : James Cameron
Sortie : 17 décembre 2025
Sciences fiction
3h17min
Résumé garanti sans spoil
La famille de Sully vit toujours sur l’île paradisiaque de Pandora. Ils se sont bien intégrés au clan Metkayina mais ils sont encore très affectés par la mort de l’ainé de la famille Neteyam. Chacun des membres de la famille tente de faire son deuil à sa façon. Spider, le « peau rose » du groupe doit malgré ses liens forts avec la famille Sully repartir parmi les siens. Il sera escorté par sa famille de cœur et la tribu des marchands. Malheureusement, en chemin ils font la rencontre du peuple tribal des « Mangkwan » dirigée par la cheffe sanguinaire Varang. Ils se sont détournés d’Eywa (la grande mère de Pandora) depuis que celle-ci a laissé le feu d’un volcan ravager leur village. Seule Kiri croit encore à la bienveillance d’Eywa et demande à plusieurs reprises dans le film son aide. Quaritch, l’ex marine des tribus du ciel part à la recherche de spider pour le ramener à la base. Lui aussi fait la rencontre de Varang…
Mon avis
Je le trouve bien meilleur que le chapitre 2. Les lieux sont bien plus variés, les 3h17 passent très vite grâce aux nombreux rebondissements et retournements de situation. Les images sont toujours aussi magnifiques, sublimées par la 3D. James Cameron sort un peu des sentiers battus en réalisant un 3ème volet beaucoup plus sombre que les deux précédents. En effet, les rites vaudous et tribales de la tribu « Mangkans » peut effrayer les plus jeunes (je déconseillerai au moins de 10 ans). Mais il nous invite à s’interroger sur la part que nous avons tous d’animalité et de lumière que nous avons en nous. Chaque personnage du film fait face à ce combat intérieur pour trouver l’équilibre entre ces deux forces qui nous rendra meilleur. J’apprécie beaucoup ce film car il est moins manichéen que les deux premiers volets. L’héroïsme est partagé par divers personnages et pas forcément les héros de l’histoire. La question du lien de la famille et du sang est soulevée. Le lien fort avec la faune et la flore est toujours aussi important dans l’histoire. La quête identitaire, le dépassement de soi ainsi que la foi est aussi un thème central du film incarné par le personnage énigmatique de Kiri.


Roman court et facile pour les enfants qui aiment se faire peur. Public : 8-11 ans. (69 pages)
Margot, Tristan, Jean sans tête le chevalier (sans tête donc !) et Ernestine sa squelette chérie partent de l’Hôtel des frissons pour aller faire une petite promenade nocturne vers le cimetière. Ils vont faire la rencontre d’une horde de zombies écervelés et affamés qui décident de les poursuivre jusque dans la ville. Comment vont-ils s’en sortir pour ne pas se faire manger et comment vont-ils s’y prendre pour ramener au cimetière ces créatures incontrôlables ?
Petit roman très aéré et facile à lire qui nous tient en haleine grâce à ses nombreux rebondissements. L’auteur arrive à nous plonger dans cet univers de la mort avec une écriture riche en qualificatifs et en expressions en lien avec le monde de la mort. Le tout est parsemé d’une bonne dose d’humour, ce qui permet aussi d’apprivoiser cet univers effrayant sans trop de stress. On aime aussi les illustrations à la fois drôles et effrayantes crayonnées en vert et gris.
Pour les lecteurs fragiles ou timorés, une lecture commentée à deux voix peut être motivante pour l’enfant. C’est ce que j’ai fait avec mon fils qui a dévoré le livre !
Si vous avez aimé, ça tombe bien ! Vincent Vileminot a écrit 10 tomes dans cette série.
Pour les plus grands, l’auteur a écrit des ouvrages plus denses sur lesquels je reviendrai dans un prochain article.










Belle découverte de cette année : le jeu « Zénith » .
Auteurs : Gregory Grard et Mathieu Rousse
Illustrateur : Naïade
Editeur : Play Funk
Sortie : février 2025
Type de jeu : Jeu de Stratégie
Mécanique de jeu : gestion de main et placements
Modalité : compétitif ou collaboratif
Nombre de joueurs : 2 ou 4 Joueurs
Durée de jeu : 30 Min
Age recommandé : A partir de 10 ans

On joue soit seul, soit par équipe de deux et le but est de tirer les planètes vers soi pour les faire sortir du plateau à la façon du jeu de « tir à la corde ». Les cartes avec des bonus plus ou moins puissants vont nous aider à descendre plus vite ou bien à gagner des ressources. Il y a sur le plateau 3 pistes d’évolution sur lesquelles on peut gagner encore plus de bonus. Nous pouvons gagner de 3 façons différentes. C’est un jeu riche qui nous oblige à regarder partout et à collaborer avec notre partenaire si on joue en équipe. J’aime le dynamisme du jeu, le thème spatial du jeu , les nombreuses interactions entre les joueurs et le fait que tout peut basculer jusqu’au dernier moment ! Coup de cœur de mes jeux préférés de 2025.



L’autrice propose de retracer la vie de Niki de Saint Phalle, artiste engagée et torturée des années 1960 par le biais de différents témoignages dont celui de Niki elle-même.
Par son style très composite Caroline Deyns a voulu, tel un trencadis (mosaïque catalane), partir de la vie chaotique de l’artiste pour aller vers une brillante composition porteuse de sens. Il est difficile de classer cette œuvre car elle mêle plusieurs voix, du récit, des témoignages et des calligrammes. A la manière de Niki faisant saigner ses peintures avec sa carabine, l’autrice avec sa plume, mêle des métaphores percutantes avec une syntaxe parfois minimaliste, ce qui peut être déroutant. Mais n’était-ce pas le projet de Niki de nous sortir des sentiers battus avec ses tableaux dégoulinants de peinture, ses statues plantureuses et parfois provocantes et son jardin des tarots.
Très bien documentée, Caroline Deyns décrit avec style le cheminement intérieur de l’artiste. En effet, celle-ci éprouva beaucoup de colère contre la société, contre l’art et contre les hommes comprenant son père incestueux. En se réalisant à travers son art avec l’aide de son mari Jean Tinguely, elle réussit à exorciser ses démons pour enfin trouver l’apaisement. Cet ouvrage rend véritablement hommage à l’artiste qui a sû faire de sa vie dissolue une œuvre majeure pleine de vie, de rire et de mouvement.
« J’aime le rond.
J’aime le rond, les courbes, l’ondulation,
le monde est rond, le monde est un sein.
Je n’aime pas l’angle droit, il me fait peur. »« J’ai appris à travers mon art à apprivoiser les choses qui m’effraie ».